Interview de Carole-Anne.

Peux-tu nous décrire ton parcours professionnel ? Comment es-tu arrivée à La Folie Douce ?

Cela fait maintenant 10 ans que j’exerce le métier de chanteuse professionnellement. J’ai commencé à chanter à l’âge de 13 ans. J’ai pris des cours de chant classique au départ. C’est devenu professionnel lorsque que j’ai participé à la Star Académie au Canada (je viens du Canada).

Ensuite j’ai eu envie de voyager. Je suis donc partie avec un groupe de musique du Québec et j’ai pu chanter dans des hôtels 5 étoiles à Dubaï, Abu Dhabi, au Maroc…

Quelques temps plus tard on m’a contactée pour que je participe à The Voice en France. Lors des duels de chant, j’ai rencontré Malika Jackson. Elle travaillait à la Folie Douce. Nous sommes devenues amies et elle m’a encouragée à venir à La Folie Douce car ils recherchaient des chanteurs. J’ai été recrutée par La Folie Douce en 2015 !

En parallèle, j’ai fait des études de communication, marketing et management donc j’ai pu allier mes études et le chant.

Quel est ton rôle au sein de La Folie Douce ?

J’ai commencé en tant que chanteuse à La Folie Douce il y a 5 ans. J’ai pu exercer dans 5 Folies Douces différentes avant de devenir directrice artistique à La Folie Douce des Arcs. Mon rôle est de gérer toute

l’équipe artistique. Un directeur artistique doit être créatif, innovant et plein d’imagination. Il est également nécessaire d’avoir des qualités de relationnelles lorsqu’on dirige une équipe. Mon travail regroupe autant le marketing/management que la fibre artistique et la culture générale. Je dois être capable de proposer des idées, d’être attentive aux tendances, de m’occuper des costumes, de créer un programme.

Il est aussi important de s’adapter à l’identité visuelle de l’établissement. Sur les 8 différents établissements de La Folie Douce, chacune a une petite distinction.

Où trouves-tu l’inspiration de tes shows ?

J’écoute énormément de musique de tous les genres ! Je pense qu’il ne faut pas se limiter à un unique style. La Folie Douce diffuse différents types de musique tous les jours, comme de l’électro house, de l’afro house, de la techno…

En tant que chanteuse, il faut être capable de poser une voix sur la musique. C’est une improvisation musicale continue. Je m’inspire de la Soul, du RnB parfois même du Rap. Je vais également voir beaucoup de spectacles. Je pense qu’il faut être à l’affût des nouvelles tendances et être curieux de voir ce qu’il se fait ailleurs que ce soit aux Etats-Unis à Broadway, ou en Espagne à Ibiza...

Je ne cesse jamais vraiment de travailler car je suis constamment à la recherche de nouvelles idées. Cet été je travaille avec d’autres agences sur Cannes et Nice. Cela me permet de laisser continuellement mon sens culturel en éveil.

Selon toi, quelles sont les plus grosses différences entre un spectacle dans une salle et un spectacle à La Folie Douce ?

Ce qu’il y a de compliqué à La Folie Douce, c’est que le quatrième mur n’existe pas. Il faut constamment aller chercher le regard des gens. Ce qui prime, c’est le contact avec le public, d’aller leur parler, d’être près d’eux, de chanter pour eux, de s’amuser avec eux que ce soit les familles, les jeunes… C’est ce qui constitue le grand défi de La Folie Douce afin de créer un spectacle 360° que ce soit à la fruitière ou pour la partie clubbing…

Il est important également pour un artiste d’être pluridisciplinaire. Un chanteur doit savoir danser et jouer la comédie. De plus, il est très difficile pour un chanteur de travailler en altitude à cause de la température et de l’impact que cela peut avoir sur sa voix.

Le plus important est qu’il y ait un partage entre l’artiste et le public, que ce ne soit pas uniquement une performance artistique, afin que chaque jour sorte du quotidien.

Existe-t-il une journée type dans le métier de directrice artistique ? Si oui peux-tu nous la raconter ?

Oui ! J’arrive à 9h tous les matins aux Arcs et jusqu’à 11h je m’occupe du coté administratif, du planning de la journée etc… A 11h30 nous déjeunons. Puis c’est l’heure des préparations avec le maquillage et les costumes. A 12h00, les DJs commencent leur mix et je fais un point pour observer le public (une sorte de repérage) afin de briefer les artistes et leur donner des indications. Nous réalisons un cabaret lounge dans La Fruitière jusqu’à 14h30. Le but est de déambuler entre les clients afin qu’ils soient au cœur du spectacle. Ensuite nous nous occupons du clubbing où nous augmentons le volume, nous faisons danser les clients, nous chantons...

Jusqu’à 19h00 !